Domme
Arriba/Up

 

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   900 hab,Dordogne, marché jeudi, fête de la St Clair 1er dimanche de juin, fêtes folkloriques et concerts (période estivale), musée d'Art et Traditions Populaires,i: 53.28.37.09

   Cet ancien castrum signalé dès le milieu du XIIe siècle, suspecté de soutenir les hérétiques fut pris par Simon de Monfort et placé sous la suzernineté des Capétiens. Sur l'esplanade de 'La Barre", Philippe III le Hardi y fonda en 1281, la bastide de Domme pour surveiller l'Agenais restitué au Duc d'Aquitaine.

 

    Domme occupe une situation exceptionnelle sur le rebord d´un plateau rocheux à 150 mètres au dessus de la Dordogne. L'endroit choisi par Philippe le Hardi constituait l'assiette idéale d'une petite ville ainsi naturellement fortifiée capable de faire front aux menaces anglo-gasconnes. Pour protéger le côté vulnérable du plateau on construisit une enceinte qui passe pour un des plus beaux exemples d'architecture militaire médiévale. Ce lieu pierreux, stérile et d'accès difficile fut en revanche peu favorable aux colons vivant de la terre. Les foires et les marchés ne s'y déroulèrent pas avant la fin du XVe siècle, et la place, sans un couvert, présente un caractère plus résidentiel que commercîal.

    C'est après la Guerre de Cent Ans puis les Guerres de Religions que la ville enrichit et renouvela ses constructions. La pierre blonde des vieilles maisons la pare d'une douceur et d'une unité incomparable. A l'ouest les murs des terrasses, les treilles et les pavillons des jardins esquissent un petit paradis champêtre sur le chemin du vieux moulin et des ruines du château. En 1912, la découverte d'une grotte juste sous la ville suscita révénement. Par la suite, on mit à jour d'autres salles et pour organiser la visîte de ce magnifique ensemble, la halle fut détournée de sa vocation marchande et devint l' étonnant vestibule qui mène à ces délices souterraines.

  

     Les trois portes du rempart subsistent. La plus impressionnante, la Porte des Tours, est flanquée de deux grosses tours rondes, à bossages percées d'archères. Au XVIe siècle, le système de tir fut modernisé par une surélévation du couronnement, la création de canonnières et l'élargissement des fentes de tir. Les salles voûtées conçues à l'origine pour abriter un corps de garde servirent de prison pour les Templiers au début du XIVe siècle. Les imprécations, les symboles et autres inscriptions qu'ils gravèrent sur les murs, témoins de leur anxiété et de leur rancoeur contre leurs bourreaux, Clément V et Philippe le Bel, glacent encore l'imagination.